En étant enfants ou adolescents, nous avons presque tous eu du mal à supporter l’autorité des parents et à comprendre leur comportement protecteur, parfois en excès, qui nous étouffe et nous empêche de jouir d’une réelle liberté d’action. D’autant plus que cette surveillance de près nous faisait généralement passer pour les « bébés à papa et à maman », ce qui nous rendait la vie dure et nous faisait sortir de nos gonds. Cependant, en prenant de l’âge et en mûrissant, nous réalisons petit à petit que tout cet acharnement était en fait pour notre bien. Dans cet article, vous retrouverez une lettre écrite par une jeune femme à sa mère. Ce qu’elle y révèle est très touchant !

Une maman terrible

Arrivée à l’âge adulte et réalisant à quel point le rôle de parents est difficile et épuisant, cette jeune femme décide d’écrire une lettre originale à sa maman :
« J’avais la mère la plus horrible au monde, à tel point qu’elle ne me laissait pas choisir quoi manger. Au petit-déjeuner, alors que d’autres enfants avaient la permission de manger des viennoiseries et des biscuits, je devais manger un repas sain au goût pas tellement agréable, composé de flocons d’avoine, d’œufs et de pain grillé.

À l’école où mes camarades pouvaient acheter des bonbons et des limonades, je devais me contenter des sandwichs qu’elle me préparait à la maison. Elle me menait tellement la vie dure que la seule chose qui me réconfortait un peu était de savoir que ma sœur et mes deux autres frères avaient la même mère horrible que moi.

D’ailleurs, même quand on obtenait la permission d’aller jouer dehors, nous devions tous respecter l’heure à laquelle elle nous demandait de rentrer. Malgré toutes nos supplications, elle ne nous laissait pas une seule minute de plus. Contrairement aux autres enfants de notre âge, nous devions également prendre un bain chaque jour et porter chaque matin de nouveaux vêtements propres, même si leur couleur ou leur modèle ne nous plaisait pas. D’ailleurs, beaucoup de nos amis se sont moqués de nous parce que nous avions acheté des vêtements d’occasion pour éviter de gaspiller notre argent.

En plus de tout cela, elle avait instauré une discipline très stricte que nous devions respecter à la lettre. Aucun écart n’était toléré. Si, par exemple, il nous arrivait de dormir après 21h, heure à laquelle elle nous mettait au lit, elle nous réveillait à 8h tapante le lendemain et ne nous laissait jamais dormir quelques minutes de plus.

Et cela ne s’arrêtait pas là ! Elle nous a également appris à faire la vaisselle, à ranger nos chambres, à cuisiner et à réaliser bien d’autres tâches ménagères difficiles et épuisantes. Parfois, il nous semblait qu’elle passait la nuit à élaborer des plans diaboliques pour nous pourrir la vie davantage.

Elle était intraitable et toutes nos tentatives pour ne pas aller à l’école et rester à la maison restaient vaines. On avait beau prétendre être malades, avoir de la fièvre, mal au ventre, etc. elle nous obligeait à nous lever, alors que nos camarades de classe pouvaient s’absenter à cause d’une toute petite égratignure. De plus, gare à celui d’entre nous qui auraient de mauvaises notes. Elle nous demandait toujours d’étudier encore et encore, pour avoir de meilleurs résultats.

Nous étions également obligés de dire la vérité et rien que la vérité, peu importe les circonstances et les conséquences, alors que parfois c’était vraiment difficile et embarrassant.

Le temps passait sans que les choses ne s’améliorent pour nous. Mais le jour où on a enfin terminé nos études au lycée, la réalité nous a heurtés de plein fouet. Cette maman terrible avait fait des choses incroyables. En effet, deux de ses enfants ont été admis à l’université et les deux autres n’ont jamais eu de problèmes avec la loi.

Même si sa discipline nous a bien souvent empêchés de nous amuser comme nous l’aurions souhaité,  elle a réussi à faire de nous des personnes responsables, honnêtes et dignes de confiance.

Aujourd’hui, je fais la même chose avec mes enfants, et quand je les entends dire que je suis la « pire » de toutes les mamans, je souris et je me sens fière, car je connais les avantages d’avoir une « mère horrible », même si je n’ai pu réaliser cela qu’après tant d’années ».

Source:santeplusMag

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