Facebook, le géant des réseaux sociaux, permet certes de nous rapprocher de personnes perdues de vue, mais, à force de l’utiliser, nous oublions que c’est un monde virtuel que nous ne pouvons pas maîtriser. Il s’agit d’un monde, loin des frontières et des limites du monde réel qui n’est pas toujours sécurisé. Qui nous dit que la personne avec qui nous discutons est bien celle que nous croyons ? Qui nous assure que les publications que nous avons partagées sont protégées et que nous savons exactement avec qui nous échangeons ?

Depuis 2006, le réseau bleu est accessible par tous et il est devenu omniprésent dans nos vies.
Qui de vous ne possède pas un profil, n’en a pas entendu parler ou ne l’a pas utilisé ? Il faut se l’avouer, Facebook est un engin positif mais qui peut dans certains cas mal tourner.

Partager une photo, partager votre localisation, partager votre humeur, mais qu’est-ce qui vous assure que tout ça est bien privé, que vos « amis » sur ce réseau social, sont bien des amis et non pas des prédateurs ? La chose la plus incompréhensible reste le fait de partager des photos de petits enfants et des informations qui les concernent.

Aujourd’hui, les gendarmes ont les parents qui publient les photos de leurs enfants sur Facebook dans leur ligne de mire afin de prévenir ce genre de catastrophe et protéger ces enfants des prédateurs et des pédophiles.

Il faut se l’avouer, partager la photo d’un petit enfant, qui ne différencie pas encore le bien du mal, qui ne sait pas encore qui est ami et qui est ennemi, ne peut pas être accusé des actes de ses parents. Le fait de suivre une chaîne de partage de photos d’enfants et d’inviter dix de vos amis à le faire est la meilleure des manières d’exposer vos enfants.

La gendarmerie française a décidé de passer à l’action en communiquant avec ces parents et en leur demandant d’être extrêmement vigilants lors du partage des photos et informations de leur progéniture.

Facebook prend également les choses en main. Le 11 novembre 2015, lors d’une conférence à Bloomsbury, Jay PARIKH, Vice-Président de l’ingénierie de Facebook, présente un nouvel outil qui pourrait voir le jour pour sensibiliser les parents sur l’importance de la protection de la vie privée de leurs enfants. 

Eric Delcroix, spécialiste en Web 2.0 et en technologies numériques, envisage que dans un futur proche les enfants puissent porter plainte contre leurs parents pour non-respect de leur vie privée.

Malheureusement, si la prévision d’Eric DELCROIX s’avère vraie, et si d’ici quelques années les enfants se sentent victimes d’atteinte à leur vie privée par leurs propres parents, ces derniers pourront exiger des dommages et intérêts. Dans le cas où les contentieux seraient d’ordre pénal, c’est à dire lorsque l’on diffuse, capte ou transmet à la sphère publique sans le consentement de la personne l’intimité de sa vie privée, on peut encourir jusqu’à un an d’emprisonnement et 45.000 euros d’amende. Ce qui pourrait pousser tous les parents à y réfléchir à deux fois avant de créer un compte numérique pour leurs enfants.

source:santeplusmag

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